Origine du shiatsu

Le mot japonais  « shiatsu » signifie littéralement pression avec les doigts (shi : les doigts et atsu : presser). Le nom est apparu en 1939 dans un livre de Tempeki Tamae (Shiatsu Hô) et la technique est surtout devenue populaire sous l’impulsion de Tokujiro Namikoshi. Le Ministère de la Santé japonais a fait la distinction entre le shiatsu et le massage en 1964. Pour les Japonais, c’est donc clair : il y a les massages, et il y a le shiatsu (et bien d’autres techniques).

En Occident, personne n’a encore réfléchi vraiment à la question et le shiatsu est classé sous ‘massage’. Ce n’est pas gênant. Tout dépend évidemment de ce que l’on considère et il faut éviter de s’enfermer dans des catégories rigides.

Sur le fond, quand on considère les origines, avant d’adopter le mot ‘shiatsu’, T. Namikoshi parlait d’Appaku Hô, ce qui signifie ‘méthode de pression’. M. Serizawa, qui a mené de longues recherches sur les méthodes utilisant des points de pression, dit que les méthodes orientales, comme l’Anma ou le Shiatsu, utilisent les tsubo (points de pression), disposés le long d’un système de méridiens, et ne sont donc pas du massage.

Le shiatsu, utilisant les points et les méridiens, appartient plutôt à la sphère de la philosophie et de la médecine orientales, ce qui implique également et notamment une compréhension et une vision de l’homme et de l’univers basée sur des concepts comme le Yin et le Yang, les 5 éléments, les 5 esprits, les 12 méridiens, les 8 vaisseaux curieux, le cycle d’engendrement, le cycle de contrôle, le KI-énergie, l’unité du corps et de l’esprit… Il s’agit d’une approche holistique de l’homme, vu comme un microcosme à l’image du macrocosme.

Des ouvrages très anciens ont posé les bases de cette compréhension, notamment le « Traité de médecine interne de l’Empereur Jaune » (Su Wen), le Nan Jing, le Yi Jing… Ces ouvrages nourrissent toujours la réflexion du shiatsu d’aujourd’hui.

Sur la forme, quand on regarde une séance de shiatsu, cela peut faire penser par moments à du massage, mais aussi à de la kiné, ou de l’ostéopathie, à de la gymnastique (étirements, par ex.), à du Qi Gong, etc. La différence, c’est que le travail est énergétique, au travers des tsubos et des méridiens.. Outre les pressions, nous utilisons un grand nombre de techniques empruntées à de nombreuses disciplines, y compris occidentales. C’est la nature du shiatsu d’être syncrétique et d’intégrer diverses évolutions, tout en ne perdant pas son esprit originel. Inversement, un massothérapeute pourra très bien utiliser des points de shiatsu pour compléter sa gamme de techniques.

Pas de catégories rigides, donc. Il y a beaucoup de ponts. En un mot, il faudrait que nous ayons, comme au Japon, une catégorie ‘shiatsu’ à part.

Pour en savoir plus sur les origines et influences complexes, à la fois modernes et anciennes, du shiatsu, lisez les articles plus complets que j’ai consacrés à ce sujet.

Cette complexité induit parfois une certaine confusion quand il s’agit de définir exactement ce qu’est le shiatsu. J’ai fait une tentative exhaustive. Voyez ici.

Chez Shinmon à Bruxelles, vous recevrez un  shiatsu étudié auprès de Yuichi Kawada Sensei, Maître Japonais établi à Bruxelles, fondateur de la Yoseido Shiatsu School. Maître Kawada est issu d’une famille de pratiquants de shiatsu depuis plusieurs générations. Il bénéficia des enseignements de son père qui avait une grande réputation en ce domaine. Il est diplômé de la Nippon Shiatsu School et titulaire du diplôme officiel de l’Etat Japonais. Je me suis formé ensuite auprès de divers professeurs qui tous ont apporté des visions et techniques bien à eux. C’est bien là l’esprit du shiatsu.

Pour la liste de mes diverses influences, voyez ici.